Silence nocturne
Croissant de lune
Les vagues multicolores se dessinent sur le mur
Et moi, je divague : vorfreude.
Sérotonine, acteur de mes rêves éveillés
Dopamine, frissons le long de mon corps
Noradrénaline, voix off de mes pensées contraires
Silence. Tout me revient.
Désir de toi.
Le goût de la vie dans tes bras
Le goût d’une liberté entrevue dans tes souterrains
L’union du monde dans tes pulsions
L’imprévisible douceur de ton calme absolu.
Une histoire discontinue.
Tes surprises au coin de la rue
Ta détresse sur le bord des trottoirs
Ton ciel rose bonbon
Ma conviction dans les cotons vaporeux
Les yeux grands d’espoir.
Mon corps mouvant
mes pieds de soie
mon esprit vivant
J’aspire à nous.
Le passage des inconnus
Les allées connues
amnésie
réminiscence
Que je t’aime.
De tes ombres, je ferais mon lieu d’existence
De ton froid, je ferais ma chaleur
De ton langage, je ferai ma fascination
De ta soif de vie, je ferai ma création.
Dans la lueur du crépuscule, je m’adonnerai
À chaque parcelle
de ton corps usé
de ton corps fragmenté
Jusqu’à l’infinité cellulaire.
Mon amour si fort
de tes plaies
de tes peines
Un abandon en toi
Authentique – amour unique.
144 battements par minute
Laisse-moi juste un peu de temps
Le temps d’un état des lieux
le temps d’un état d’âme.
Que ton sang coule dans mes veines
Que chacune de tes fréquences me pénètre
Ton impureté deviendra ma beauté
ta folie deviendra ma sagesse.
Attends-moi.
Montre-moi que j’ai raison
Montre-moi que notre union est destinée
sans injonction, sans crainte
que celui de ne pas respirer assez.
Voilà que je te tends mon coeur inerte
Du violet au rouge passion
Dans l’indéfinissable grandeur
Je t’habite et tu m’accueilles.
Apprends-moi
La légèreté de l’être
L’insoutenable recherche de vie
Le sens de la déraison.
Un jour, bientôt
dans le chaos
dans le beau
Le monde avec toi.
La mort aimée – évanescente ivresse.
La mort partagée – extatique idée.

