Savais-tu que les murs ont des bouches ?
Qu’il faut savoir écouter
Savais-tu que les murs témoignent ?
Mais qu’il faut savoir les regarder.
Savais-tu que les murs ont des bouches ?
Qu’il faut savoir écouter
Savais-tu que les murs témoignent ?
Mais qu’il faut savoir les regarder.
J’analyse, mais je ne vois rien
Rien que le bout de mes doigts toujours froids
Rien que l’intérieur de mon être toujours vide
Un programme peut-être informatique ?
La rage au cœur – elle n’est pas loin
La fièvre au front – elle est à côté de toi
Le métal en bouche – elle t’habite
L’insuffisance respiratoire – elle te tient.
Parfois, la marionnette joue des rôles tristes
Mais elle n’a pas le droit
Parfois, la marionnette joue des rôles de joie
Mais on ne l’aime pas moins.
De cette vie, que j’oublie et qui revient, je me souviens de chaque objet, laissé ici et là.
Taper dans le vide
Recommencer d’un jour à l’autre
Projet d’une vie incarcérée
L’idée du vent comme liberté .
visage de lune dans reflet, disais-tu
suivre le courant du Rhin
amants, ennemis ou indéfinies
les maisons colorées de la belle Helvétie.
Petit corps de femme écrasé sous satellite,
Crache le sang de sa peine sur le sol.
Les spectateurs contemplent la douleur,
Ressenti dès les premiers instants,
Le vertige des sentiments.